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Lors d’une rencontre avec les militants venus de la région du N’zi, Henri Konan Bédié fustigé l’attitude impartiale des dirigeants du RHDP dans les événements survenus à Béoumi.

S’exprimant sur les événements de Béoumi devant ses invités du N’zi, le président du PDCI  a accusé les dirigeants du RHDP d’avoir  tenté de faire porter la responsabilité de ces faits criminels au Pdci, dénonçant un traitement partisan des parties impliquées dans le conflit.

« L’on peut affirmer sans se tromper que la promotion et la mise en œuvre effective des idéaux de paix devraient empêcher certains événements susceptibles de compromettre la cohésion sociale; notamment les affrontements meurtriers enregistrés à Béoumi et dans d’autres localités entre diverses composantes de la population. A ce titre, il revient aux pouvoirs publics d’organiser la promotion de ces idéaux en réaffirmant l’autorité de l’Etat, à travers la sauvegarde de la protection des biens et des personnes. Si cette autorité est exercée de façon impartiale, doit faire de l’Etat le seul et unique détenteur des armes à feu», a expliqué le président Bédié.

Le président du PDCI a aussi pointé l’irresponsabilité du pouvoir exécutif dont le rôle est de veiller à ce que force demeure à la loi. «Cette responsabilité à assumer a été loin d’être le cas», a encore accusé Bédié, ajoutant que «malheureusement, il a été constaté, comme ce fut le cas à Béoumi et ailleurs, que ces détenteurs illégaux d’armes à feu en ont fait usage, en toute impunité, contre d’autres citoyens sans défense et qui n’ont pu bénéficier à temps d’assistance de la part de l’État, sensé les protéger. Le bilan de ces heurts, en termes de préjudices matériels et de pertes en vies humaines n’honore pas notre nation, en quête d’une tranquillité de vie et d’un exercice sain de la démocratie», a insisté Henri Konan Bédié.

Avant d’appeler au désarmement de tous ceux qui sont encore en arme dans notre pays  avant le rendez-vous crucial de 2020. «Au nom de la recherche et de l’obtention d’une paix définitive et durable en Côte d’Ivoire, je ne peux clore mon intervention, sans en appeler à la responsabilité des pouvoirs publics d’entamer et de réussir, avant l’élection présidentielle d’octobre 2020, l’opération de désarmement», a-t-il demandé

Charles Odilon