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Quelques jours après la rencontre entre émissaires de Bédié et Laurent Gbagbo à Bruxelles, c’était au tour du président du PDCI de recevoir, ce jeudi, les envoyés du président du FPI à Daoukro. Au sortir de ce deuxième échange, les deux partis ont convenu de créer un cadre pour aller à la réconciliation nationale et se sont engagés à lancer, dans ce sens, un appel à tous les partis politiques.

Le PDCI et le FPI « ont  convenu d’une collaboration dans le cadre de la  réconciliation nationale », note le communiqué final qui a sanctionné, ce jeudi à Daoukro,  une rencontre entre les émissaires de Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié, entouré de ses vice-présidents et du chef du secrétariat exécutif, Maurice Kakou Guikahué.

Les deux partis se sont également engagé « à lancer un appel à la réconciliation aux partis politiques et à toutes les forces vives de la nation, sans exclusive » afin de contribuer « à l’avènement d’un environnement politique apaisé, seul gage d’un retour à une paix définitive et durable pour une Côte d’Ivoire réconciliée, à nouveau unie et rassemblée » indique encore ledit communiqué final.

Assoa Adou, le secrétaire général du FPI, camp favorable à Laurent Gbagbo, avait débattu, il ya plusieurs semaines,  de toutes ces thématiques au cours d’une interview accordée à la télévision française TV5. Et pour montrer que les préoccupations du FPI ont dominé cette seconde rencontre, les deux délégations ont aussi  noté « l’ingérence du pouvoir exécutif dans le fonctionnement des partis politiques de l’opposition », ainsi que « le manque d’ouverture du gouvernement dans le dialogue politique et notamment sur la réforme en profondeur de la commission électorale indépendante » retoquée par la cour africaine des droits de l’homme et des peuples.

Signe de la bonne santé des nouvelles relations entre le FPI, proche de Laurent Gbagbo, et Henri Konan Bédié, les émissaires du président Laurent Gbagbo « ont traduit de vive voix, au président Henri Konan Bédié les salutations fraternelles et les vifs et chaleureux remerciements » de l’ancien président encore bloqué en Belgique par une procédure d’appel de la cour pénale internationale.

Cette entente entre Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié isole un peu plus Pascal Affi N’guessan qui revendique le titre de président du FPI « parce que c’est, selon lui,  une réalité juridique » mais qui voit son allié des dernières élections municipales reconnaître la légitimité du camp Gbagbo.

GBISSIGNI GOBE