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Guillaume Gbato, secrétaire général du syndicat national des agents de Ia presse privée de Côte d’Ivoire (SYNAPPCI), a animé une conférence de presse lundi 20 mai 2019 pour s’insurger contre la plainte déposée au tribunal correctionnel par l’ancien président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro contre Ie journaliste Sidi Thera du journal “L’Essor ivoirien”. « Je voudrais vous dire que nous vous avons fait appel pour partager avec vous notre position sur la plainte portée par M. Guillaume Soro, député de Ferkéssedougou et ancien président de l‘Assemblée nationale contre notre confrère et aîné, Sidi Tehra ici présent » a déclaré Guillaume Gbato très remonté.

L‘ancien PAN estime avoir été diffamé dans une édition du journal intitulée « tournée d’intoxication dans le nord ivoirien, vigilance, vigilance, des distributions d’armes dans Ie grand nord ? ». Guillaume Soro demande au juge de condamner le journaliste Sidi Tehra à trois ans d’emprisonnement ferme et à 500.000 francs d’amende et à lui payer un franc symbolique comme dommage et intérêt.

Pour sa défense, Sidi Thera a indiqué qu’il a vingt-sept ans de service dans le milieu et qu’il a toujours respecté l’éthique et la déontologie. C’est pourquoi il  n’a jamais été sanctionné par l’ANP l’organe de régulation.

« M. Soro, en soutien à sa demande, invoque l’article 90 de la loi N°2017-867 du 27 décembre 2077 et l’article 773 du code pénal. Face à une telle situation, le syndicat national des professionnels de la presse de Côte d’Ivoire (SYNAPPCI), attaché à la liberté de la presse comme la prunelle de ses yeux, ne saurait rester sans réaction », s’est encore justifié Guillaume Soro.

Charles Odilon