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Quelque 200 jeunes de la commune du Plateau dont l’âge varie entre 10 et 20 ans ont été invités, le samedi… à regarder le film « les black Panthers » programmé spécialement pour eux par le cinéma Majestic-Sococé. Ce film qui met en scène des héros noirs n’a pas été choisi par hasard.

Le donateur, Fabrice Sawégnon, le directeur général de Voodoo group voulait donner à voir des héros noirs aux jeunes de la commune du Plateau. Pour cela, quelque 200 parmi eux ont rallié le cinéma Majestic-Sococé pour regarder l’inusable Forest Whitaker dans le rôle de l’écuyer du roi du Wakanda, Angela Basset la Reine-mère, Chadwick Boseman, le roi, et notre compatriote Isaac de Bankolé, chef de la tribu de la Rivière.

Le Wakanda est une tribu prospère dont le sol est rempli de vibranium, un métal de grande valeur. Grâce à cela, la tribu a une connaissance approfondie de la haute technologie et possède de grands avions, des soucoupes volantes que la sœur cadette du roi, Shuri, maîtrise à la perfection. Mais le Wakanda reste avant tout l’Afrique qui n’est pas débarrassée de ses scories habituelles de la division.

Lors d’un rituel d’accession au pouvoir, le roi T’challa est terrassé et projeté du haut des falaises de l’espace où a lieu le combat par son oncle S’yan qui profite pour prendre le pouvoir à Wakanda. La famille royale prend alors la fuite mais organise la riposte. Elle ne peut cependant compter sur le général de l’armée, Okoye, qui défend sa loyauté vis-à-vis des institutions du pays en insistant sur la régularité du combat.

Mais le nouveau roi n’a qu’une fixation : comment vendre le vibranium pour libérer tous les noirs opprimés à travers le monde. Il veut la guerre totale pour une révolution au terme de laquelle les blancs deviendraient les nouveaux colonisés. Mais il n’a pas le temps de mettre à exécution son projet. Le roi T’challa récupéré par des bergers sur leurs terres est recueilli par son ancien adversaire. Soigné et guéri, il participe à la reconquête de son pouvoir en tuant S’yan…

Ce film maculé d’effets spéciaux de grande envergure met en scène le rêve d’une Afrique capable de dompter la technologie et le développement grâce à ses propres enfants. C’est d’ailleurs ce message que le patron de Voodoo Fabrice Sawégnon voulait faire passer. L’avenir nous dira si son geste a contribué à installer une mentalité citoyenne dans la commune du Plateau.

S.B.

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