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Le président du comité politique est revenu sur le départ du député Alpha Yaya qui le quitte pour retourner au RHDP.

Pas facile quand on n’est plus au pouvoir et que l’on a l’appareil d’état contre soi. C’est ce qu’expérimente Guillaume Soro en perdant Alpha Yaya, l’un des députés qui semblaient le plus acquis à sa cause.

Car dans un post publié, jeudi, sur les réseaux sociaux, monsieur Yaya a en effet affirmé qu’il ne trahissait pas Guillaume Soro, l’ex-chef du parlement, en rejoignant le RHDP qu’il présente comme une maison qu’il n’aurait jamais dû quitter. Sa critique, sur ce point, semble également viser Guillaume Soro mais il est difficile de s’en formaliser.

L’ancien président de l’Assemblée nationale s’est donc contenté de commenter le départ de son ex-collaborateur en l’inscrivant dans la fatalité de la vie. Qu’il résume dans une anecdote de sa vie de combattant politique.

« Quand nous avons quitté la Fesci, nous ne sommes restés que cinq personnes. Soul, mon épouse, mon fils, Lamine et moi. Soul voulait parler, je lui ai non, c’est cela la vie. Donc, je ne serai pas étonné si demain certains assis avec nous ici s’en vont », a brièvement déclaré le président du comité politique qui se plaignait déjà du retournement de vestes de ceux qu’il avait lui-même promu dans l’administration publique ou pistonné.

Accusant le gouvernement de faire la chasse à tous ceux qui le fréquentent, le président du comité politique s’était alors demandé à lui-même pourquoi le pouvoir du nord humilie et emprisonne des enfants du nord ? Il est sûr que le départ de Yaya Alpha ne va pas l’apaiser.

EDWIGE NANNEGNON