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L’ex-candidat à la présidence de la FIFA, suspendu jusqu’en octobre 2019, a déposé un recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme.

« C’est pour moi une question d’honneur. Je veux que justice me soit rendue. » Suspendu de toutes activités relatives au ballon rond jusqu’en octobre 2019 par la Fédération internationale de football (FIFA), Michel Platini a décidé de porter l’affaire hors de Suisse, où il a épuisé toutes les voies de recours contre sa sanction.

Après avoir été radié huit ans, en décembre 2015, par le comité d’éthique de la FIFA, en raison d’un paiement « déloyal », selon le parquet helvétique, de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) que lui a fait, en 2011, le président de la Fédération internationale, Sepp Blatter, le Français a vu sa sanction réduite à six ans par le comité d’appel de la FIFA, puis à quatre ans, en mai 2016, par le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne.

Contrairement à Sepp Blatter, lui-même suspendu six ans, l’ex-numéro 10 des Bleus avait ensuite fait appel devant le Tribunal fédéral suisse, qui l’avait débouté, en juillet 2017. Cette fois, c’est auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de Strasbourg que Michel Platini a déposé un recours.

« Ce recours est dans la logique de ce que j’ai toujours dit : je considère n’avoir commis aucune faute, et je suis déterminé à faire valoir jusqu’au bout tous mes droits et à prouver mon innocence, assure au Monde l’ex-président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), 62 ans, qui avait été contraint de retirer sa candidature à la présidence de la FIFA avant l’élection du 26 février 2016. Je conteste par ce recours auprès de la CEDH l’ensemble des procédures de sanction de la FIFA et l’arbitrage du TAS. J’aurais pu, à un an et demi de la fin de ma suspension, continuer de profiter de la vie, mais je ne veux rien lâcher. »

« La culture de l’entre-soi »

« M. Platini, de façon très documentée, attend de la CEDH qu’elle sanctionne la Suisse pour avoir laissé agir sur son territoire des instances…

Source : lemonde.fr

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