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Selon La Lettre du Continent, l’Etat ivoirien n’a pas encore épongé l’équivalent de 35% des 30 millions d’euros dus aux opérateurs économiques qui avaient préfinancé des travaux pour le compte du gouvernement.

Les dettes sont quérables, dit l’adage, et quand on s’appelle l’Etat on peut être sûr de ne pas être dérangé assez souvent. Sauf quand on se soucie de son image auprès des institutions financières internationales et que l’on a besoin d’elles pour rattraper ses gros trous d’air.

Dans ce cas, on peut se voir interpellé par le FMI qui se sent indisposée par la dette due aux opérateurs économiques dans le cadre du PPU, surtout que ce programme a été dissous depuis 2016.

Selon La Lettre du Continent 35% des 30 millions dus par l’Etat ne sont pas encore payés.

Le programme présidentiel d’urgence avait été mis en place dès 2011 pour financer des dépenses urgentes liées à la crise postélectorale. Doté de plusieurs centaines de milliards, le PPU avait ainsi lancé attribué des marchés au terme de procédures de gré à gré.

Le gouvernement avait quant à lui promis régler les derniers échéanciers au plus tard fin 2018.

EDWIGE NANEGNON