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Détentrice de trois records sur le Nürburgring et de trois titres de sportive de l’année (2007, 2008 et 2014), pas de doute, la Mégane RS est l’une des sportives incontournables de son segment. La dernière mouture va t-elle faire aussi bien que ses aïeules et devenir la référence ? Réponse grâce à ce premier essai au volant d’une version EDC avec châssis Sport.

Apparue en 2003, la Mégane RS s’est très vite imposée comme l’une des tractions les plus douées et efficaces du marché. Pour preuve, elle a multiplié les records et accumulé les récompenses. Dans ces conditions, pas étonnant qu’elle soit devenue en peu de temps l’un des modèles les plus prisés de tous les amateurs de sportives. Mais voilà, l’heure de la retraite a sonné et il était temps pour Renault de renouveler sa sportive star. Attention toutefois, le Losange est attendu au tournant et n’a clairement pas le droit de se rater.

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Conscients de cela, les ingénieurs de Renault ont tout de même pris le risque d’apporter de très nombreuses évolutions mais également des innovations.

La première transformation est notoire, il s’agit du design. Comme beaucoup de ses rivales, la nouvelle Mégane RS est désormais uniquement disponible en 5 portes. Finie donc la carrosserie 3 portes. Le facteur économique a eu raison de la vocation sportive. Malgré cette évolution, la Mégane conserve un look plutôt discret, comme c’est déjà le cas pour les Peugeot 308 GTi, Seat Leon Cupra ou Volkswagen Golf GTI. On est donc à mille lieues de l’exubérance de la Honda Civic Type R.

Essai vidéo - Renault Mégane 4 RS (2018) : le retour de la tueuse
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Quelques-uns des attributs esthétiques de la nouvelle Mégane RS.

Esthétiquement, cette version RS se différencie toutefois facilement des modèles plus basiques. Elle hérite ainsi d’un kit carrosserie spécifique comprenant notamment un bouclier avant largement ajouré intégrant une lame façon F1 mais également les feux à LED apparus sur la Clio RS intégrant les fonctions de feux de position, de virages, de projecteurs antibrouillard et de longue portée. Tout cela est complété par un becquet, des jantes 18 pouces et un bouclier arrière accueillant une sortie d’échappement centrale mais également un diffuseur. Autre changement important, les ailes sont élargies de 60 mm à l’avant et 45 mm à l’arrière, de quoi intégrer notamment les voies, elles aussi élargies de 20 mm à l’avant. Renault profite de l’occasion pour introduire une nouvelle teinte dénommée « Orange Tonic » mais je vous rassure, le magnifique « Jaune Sirius » existe toujours. Il vous faudra toutefois acquitter un surcoût de 1 600 € pour l’une comme pour l’autre.

La planche de bord est très proche de celle des Mégane standards.  Peut-être trop ?
La planche de bord est très proche de celle des Mégane standards.  Peut-être trop ?

La sobriété extérieure se retrouve également dans l’habitacle. Renault n’a pas joué la surenchère et cela suffit à faire son effet avec de superbes sièges baquets pouvant être en alcantara. Une matière présente également sur le volant. Attention, le pack alcantara est une option à 1 500 €. Certains reprocheront la ressemblance un peu trop importante avec les modèles standards.

Essai vidéo - Renault Mégane 4 RS (2018) : le retour de la tueuse
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Si l’extérieur évolue, c’est surtout sur le plan mécanique que cette Mégane RS se transforme avec deux objectifs clairs : toujours plus d’efficacité et un plaisir de conduite accru.