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Le 30 mai 2018, Maître DADJE Rodrigue en sa qualité de conseil de Messieurs GOLY KADJO EDGARD, HIANNOT KAPET GUY MATHIEU ET KOUADIO RAYMOND ARISTIDE, a cru devoir, s’en prendre directement à l’un de mes clients, Monsieur Fabrice SAWEGNON, et porter comme à son habitude, le débat judiciaire dans la presse, en publiant un communiqué dans lequel, il affirme s’agissant de mon client, qu’il est « un proche du pouvoir ivoirien », et qui « prétend briguer bientôt un mandat municipal en Côte d’Ivoire, n’accorde aucun de son temps à la justice ivoirienne pour s’expliquer sur des faits aussi graves ».

Ces propos viennent confirmer, une fois de plus, que ce procès intenté contre mes clients ne vise pas la recherche de la manifestation de la vérité ; mais s’inscrit plutôt dans le cadre d’une série d’actions savamment orchestrées, depuis l’annonce de la candidature de Monsieur Fabrice SAWEGNON, aux élections municipales du Plateau, afin de jeter le discrédit sur sa personne, auprès des autorités ivoiriennes et des électeurs de cette Commune.

Tout laisse croire que ce communiqué, haineux et tendancieux, publié dans la presse en ligne et relayé sur les réseaux sociaux, notamment sur la page Facebook personnelle de son auteur, a pour objectif de livrer Monsieur Fabrice SAWEGNON à la vindicte populaire.

Je tiens à m’insurger contre cette attitude qui n’honore ni son auteur, ni la profession à laquelle il appartient et j’entends saisir le Conseil de l’Ordre, de ces agissements.

C’est le lieu de rappeler à ce confrère, devenu un véritable adepte du sensationnel et de la recherche frénétique du soutien populaire dans les procès, où il occupe ; qu’un débat judiciaire loyal, en fait et en droit, ne nécessite pas de recourir à la politisation à tout venant, ni de quémander systématiquement la rescousse de la presse et/ou d’une opinion publique, souvent non-imprégnée du vrai enjeu d’une procédure judiciaire.

En ma qualité de professionnel du droit, j’entends apporter ma réplique dans le prétoire, lieu indiqué pour le débat judiciaire ; où il me sera aisé de démontrer la vacuité des faits pour lesquels mes clients sont cités.

Il reste entendu que la présente mise au point, n’entend pas faire obstacle au libre exercice par la presse, de sa mission d’information, dans le respect toutefois, des droits légitimes des personnes concernées ainsi que des règles de déontologie de la profession de journaliste.

 Maître HOUPHOUET Ange Olivier

Avocat à la Cour

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