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Quel problème Me Ange Rodrigue Dadjé a-t-il avec le patron de Voodoo pour qu’il fasse d’une question personnelle l’absence de celui-ci à l’audience de mise en l’état de la plainte portant enlèvement, séquestration et coups et blessures dans laquelle monsieur Sawégnon est cité à comparaître ? Seule la réponse à cette question pourra nous aider à comprendre la logique qui semble nourrir la froide haine qui couve son communiqué publié juste après la mise en l’état ratée du 30 mai dernier. Dans celui-ci, Me Dadjé affirme, sans la moindre précaution du reste, que c’est parce que le patron de Voodoo est riche et proche d’Alassane Ouattara qu’il affiche un tel mépris à l’égard de la justice, refusant ainsi de croire aux arguments de contraintes indépendantes de la volonté du concerné.

A quoi répond cette logique d’affrontement que veut instaurer Me Dadjé alors qu’en tant qu’avocat des plaignants, il a tout le loisir de protester contre ces lenteurs devant le juge de l’affaire ? Nourrit-il, sans qu’il ne puisse plus le cacher, une jalousie mesquine contre le patron de Voodoo ? On peut même d’ores et déjà y souscrire, vu qu’au détour d’un post sur sa page facebook, Me Dadjé écrit ceci, vingt-quatre heures avant l’audience : « les gens qui ont l’argent, sinon les gens dits riches, à quelques exceptions près, j’ai l’impression que Dieu leur a donné cette grâce de prospérité financière rattachée à une malédiction de méchanceté. Je suis toujours curieux de voir comment ils sont près de leurs sous, toujours près à arracher au pauvre le peu qu’il a et même qui lui est dû. Que Dieu me garde d’une telle bénédiction, j’en veux pas ! Merci Seigneur ». Fin de citation.

Toutes les publications à charge contre le patron de Voodoo ont été ensuite soigneusement compilées sur la page officielle de Me Dadjé comme s’ils avaient pour but de nourrir sa haine. Pourtant, le dossier est vide. Car à l’origine, c’est l’histoire de deux jeunes du Plateau qui ont porté plainte contre le Maire pour détournements de fonds publics de la commune devant la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance. Lorsque celle-ci a accordé du crédit à leur dossier, les hommes du Maire du Plateau sont entrés en contact avec ces jeunes et se sont mis mis d’accord avec eux pour les éloigner du pays. Objectif : rendre l’enquête de la Bonne Gouvernance sans objet. Un voyage tous frais payés en France leur est ainsi promis en plus de 2 millions de Fcfa de cash. L’un, Hervé Billon succombe aux charmes de l’idée. Mais pas André-Claver Taki qui fait mine d’accepter pour mieux piéger les hommes de Bendjo dont certains l’attendent à l’aéroport pour s’assurer qu’il a bien quitté le pays. Selon le constat du huissier, en plus du billet d’avion, 1000 euros lui sont remis. Avec ces preuves, André-Claver Taki appelle les proches de Sawégnon qui déboulent ave un huissier de justice. Ils forcent ensuite tout le monde à embarquer dans plusieurs véhicules. Direction le 8è arrondissement où une plainte est portée contre les hommes du Maire du Plateau. Mais l’équipe de Bendjo a plus d’un tour dans le sac. Se sentant piégée, elle regimbe en portant plainte à son tour pour séquestration, coups et blessures volontaires devant le tribunal en citation directe.

Tel est le fond de l’affaire sur laquelle nous reviendrons largement dans nos prochaines éditions à l’effet de faire tomber cette autre cabale contre monsieur Sawégnon.

Viviane Bayou

Analyste politique

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